Je ne vois pas ce que je suis

 

De mal en pis dit le pessimiste ; et l'optimiste qui a cru qu'on lui chantait l'épi : l'épi nouveau, la promesse.

Je ne vois pas ce que je suis, je le suis pas à pas, je saisis au vol des bribes de la révélation, tout en marchant je les remaille, je vais finir par tout savoir. A mon âge on doit comprendre que tout cela est nécessaire : les ongles arrachés et les disputes d'aimants, le rot des repus et les enfants jetés dans les puits, l'ombre absolue dans la peinture et l'aberration artistico-religieuse des putti, les crève la faim et les poètes obèses. Tout cela était voulu, et plutôt dix fois qu'une, tout cela trouvera sa place dans le beau lendemain. J'ai bien fait de suivre celui que je ne voyais pas, je commence à voir ce que je suis dans ce plan-là, dans ce temps-ci.

J'entends bien : Le temps s'écoule et le temps-temps s'écroule. Les années passent dit le pessimiste, elles passent comme traînée de poudre aux yeux. Mais comment pourrions-nous passer sans elles dit l'optimiste.

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