J'essuie le peu que j'étaie

 

Mettre enfin ce qui s'écrit au propre, être sauvée de l'oubli. Mais pourquoi vouloir à tout prix sauver cette sauvage ? Cela m'a toujours paru incongru de vouloir se mettre au propre, de s'habiller pour sortir. Ce con de docteur me répète sans arrêt que je ne sors pas assez, que je ne m'habille pas assez, que je ne sors pas assez pour m'habiller, que je ne m'habille pas assez pour sortir. Je devrais faire la même chose avec mes mots : les sortir, les habiller et les déshabiller, les chausser et les déchausser. Se chausser et se déchausser : c'est en organisant les souliers autour de soi que l'on trouve chaussure à son pied.

On m'a dit que je sortais avant, quelquefois avec mes mots, quelquefois sans eux. Je m'habillais pour sortir : une robe par-dessus, une robe par-dessous, mes amoureux ne savaient plus où donner de la tête pour me remettre à zéro.

Et maintenant, j'essuie les étais qui sont sensés parer à l'effondrement de ma caboche sur elle-même. Cette pseudo charpente est tellement moulinée par les vers ! Je devrais les sortir et les écraser un par un. Voilà ce qui serait efficace, au lieu de ce travail de ménagère idiote.

Le docteur a dit que je ne suis pas encore assez calme, que je ne suis pas encore assez propre, je ne devrais pas passer le chiffon avec mes robes. C'est pourtant lui qui me pousse à les enlever mes robes et mes rêves ! Pour qui me prend-il ?

 

 

 

 

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