J’essuie l’inconsolé

 

 

 

 

 

Lundi d’hiver, l’après-midi, après le repas en solitaire

Le foyer est éteint

Sur les pierres encore chaudes, le veuf a jeté sa semence.

Les enfants reviendront dimanche.

Et peut-être aussi le dimanche d’après.

Tout en se rebraguettant, Il pense aux fagots qu’il va bien falloir rentrer,

Et tout ce bois à fendre, le coeur n’y est plus,

Mais la pierre de l’être est encore chaude.

Il ne va plus bouger de cette maison.

Peut-être changer les papiers peints : Comme il peut, se défend le sédentaire.

Rêver, partir

Sous le grand vent chercher le murmure des consolations.

J’essuie cet inconsolé,

Ses larmes qu’on dit souillées, et la peau de sa voix

Fripée, trop grande pour ses mots.

Tout est allé si vite : il ne l’entendait plus.

On dit qu’ils ne s’entendaient plus, elle s’est jetée dans un puits,

Repêchée,

Dans un autre puits, repêchée encore.

Alors elle a réinventé la margelle, et l’eau noire lui a été donnée.

Les repêcheurs en sont restés

Bras ballants.

On dit qu’il aurait dû prendre une autre compagne.

Les enfants sont grands.

Chacun a son foyer maintenant, avec des pierres très chaudes.

Une compagne ?

Il a perdu son nord, son aiguille s’affole

Et sa semence se perd dans la cendre

Encore chaude.

Une nouvelle donne, une nouvelle dame,

Mais il est si pauvre. Pourtant,

Au seuil de sa petite maison d’éclusier, il lui suffirait d’attendre

Elles ne manquent pas les touristes de son âge dont les maris ne viennent pas à bout

Del’ouverture des vannes

Combien de veuves à la fin de l’été ?

Ils laissent tous passer l’été.

Je vais devoir réviser mes mouchoirs.

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