Je suis le fragmenté

 

 Un rêve, éternuement de l'âme endormie. Le big-bang, éternuement du dieu endormi. Après tous ces atchoum, atchoum, mettre la suite en conte : fragment par fragment, raconter sans rassembler, une galaxie et puis une autre, nuages et parapluies, cérémonial de singes et de surhommes, reflets et preuves d'existence. A chacun son ciel où ramasser de l'être ; la terre, pour peu qu'on prenne la peine de la retourner nous livrera les déracinements. Là haut, l'éther nu ment… atchoum.

Au réveil, était-ce la continuation du rêve ? Ne rêvais-je pas comme à l'accoutumée que j'avais subi la transformation du même ? Etais-je l'éveillé ? J'avais ma mission : chercher et trouver le seul blanc qui tienne. Il y avait des indications, entre autres, attraper ce qui ne me regardait pas mais qui était pourvu d'yeux derrière la tête. Dieu est derrière l'entêté, je connaissais ce problème. Plusieurs fois, rusant avec mon miroir préféré, j'avais deviné la présence d'yeux occipitaux. C'était clair comme le regard que l'Autre porte sur les autres : ces yeux en définitive inutiles, cherchaient à décrypter des mystères venus en lumière pour être chantés. Mais il faut laisser les morts remanier leurs mots.

Le seul blanc qui tienne ! Le résumé de tous les blancs ! Alors mes yeux s'ouvrirent et s'ouvrirent encore, et tel une corde qui après l'amour se défait de tous ses nœuds, je vis mon mur se fendre. Je reçus à la fois le blanc éblouissant et un baume pour la vue. Tout mon crépi s'effrita instantanément, tandis que tonnait la voix qui ne manque jamais son coup : N'oublie pas que résumer n'est que l'anagramme de se murer !

Comment voulez-vous après de telles chatouilles ne pas devenir sous-réaliste, réaliser qu'on ne pourra jamais atteindre le moindre état de réalité. Bien sûr en tant qu'estropiés des limbes, il peut arriver que les sous-realistes rejoignent leurs faux amis surréalistes. Ne pourraient-ils unir leurs efforts en rêveries, afin de particulariser ensemble les étincelles du feu à venir ? Ou condenser en cœur leurs buées ? Il faudra beaucoup d'eau pour éteindre les incendies provoqués par les singes et les surhommes. Les très grands savants et casseurs de textes contemporains pourraient nous rejoindre. Il faudrait d'abord se mettre d'accord sur la traduction des éternuements, ne mettre en clair que le souffle et laisser la morve aux sculpteurs du futur.

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